Mon Top Lecture 2018

Quoi de mieux pour commencer l’année 2018 qu’un Top de mes lectures 2018 ?

Je vais vous parler des 6 livres qui m’ont retourné l’âme cette année. Ils ne sont pas forcément sortis en 2018, certains sont même des gros classiques que je ne découvre que maintenant parce que…

Parce que.

NUMERO 6 : Seul le silence de R.J. Ellory

Seul le silence de R.J. Ellory, c’est l’histoire d’un gamin qui s’appelle Joseph et qui vit avec sa maman dans une petite ville paumée des Etats Unis. Le genre de ville remplit de paysans, de gens modestes qui essayent d’improviser avec la misère environnante. Joseph n’a que 12 ans quand une première fillette est retrouvée violée et assassinée non loin de chez lui. La première d’une longue liste qui va hanter Joseph toute sa vie.

Seul le silence, ça ressemble à un polar avec un policier qui tente de retrouver un serial killer, mais c’est surtout une quête mélancolique sur le temps qui passe, sur le destin inéluctable contre lequel on ne peut rien faire. Ce que j’ai aimé dans ce livre, c’est la poésie noire que l’auteur distille. Le bougre nous fait croire à une énième chasse au serial killer, mais c’est en fait bien plus que ça. Au travers du personnage de Joseph, R.J. Ellory dépeint tout un panel de sujet autour de cet homme brisé : le deuil, la mort, la rédemption, la vengeance, l’amour. Si bien qu’au final, connaître le meurtrier ne devient plus si important. L’essentiel du roman réside ailleurs.

NUMERO 5 : Quand sort la recluse de Fred Vargas

J’avais lu Temps glaciaire, son roman précédent, sans plus de conviction et était resté assez froid (lol) face à un polar bien ficelé mais sans âme. Quand sort la recluse, sorti en 2018, est bien plus prenant et intéressant. On retrouve le commissaire Ademsberg, et le bougre est bien embêté car quelque chose le gratte. Ce quelque chose, c’est une série de morts causées par une morsure d’araignée.

A la différence de Temps Glaciaire qui ne laissait aucune place au mystère, Quand sort la recluse arrive à maintenir une intrigue de polar tout en parsemant son récit d’une aura étrange qui laisse une grande place à l’imaginaire. L’intrigue dévoile au fur et à mesure des retournements très surprenants, et certaines images hanteront votre rétine un moment. Beaucoup plus sombre et bien ficelé que son prédécesseur, j’ai vraiment aimé que l’auteur brouille les pistes à ce point et se focalise sur le personnage d’Ademsberg, un homme attachant et haut en couleur. Pour moi, l’un des meilleurs scénarios de 2018.

NUMERO 4 : Ubik de Phillipe K Dick

J’enfonce des portes ouvertes, et j’entends déjà certains crier haut et fort : “Quoi, tu ne le lis que maintenant ?”. Et bien oui, j’ai eu la chance de pouvoir découvrir ce chef d’oeuvre à 30 ans. Parce que oui, Ubik est un chef d’oeuvre. Le machin a été écrit en 69 et pourtant il reste encore novateur dans plein de domaine. Des centaines de gens en ont parlé mille fois mieux que je ne le ferai, donc je passe rapidement dessus. Grosse claque, à lire absolument et je me suis empressé de lire d’autres livres de K.Dick après celui-ci.

NUMERO 3 : Intérieur nuit de Mashira Pessl

Livre conseillé par mon libraire car j’étais en manque de roman mystérieux, lorgnant vers le fantastique mais pas trop. Le mec pouvait pas viser plus juste.

Intérieur nuit, ça raconte l’histoire de Scoot Mc Grath, un journaliste déchu qui va voir dans la mort d’Ashley Cordova, la fille du célèbre réalisateur Stanislas Cordova, une manière de se racheter une réputation. Sauf qu’une aura de mystère plane sur Stanislas Cordova que l’on n’a pas vu depuis 30 ans.

La quête de Scott va alors se transformer en véritable obsession, et la frontière entre réel et imaginaire va très vite se brouiller.

Intérieur nuit, c’est une plongée dans les abysses d’un mystère qui ne fait que s’épaissir au fur et à mesure. Le livre est parsemé de documents, photographies, interviews etcoupures de journaux qui accentuent l’immersion. Le roman se transforme en spirale infernale. Encore une page, puis une autre, puis encore une.

Le livre m’a véritablement hypnotisé, de part cette enquête incroyable, mais aussi par cet hommage qu’il fait au cinéma d’horreur dit “classique”.

NUMERO 2 : Le cri de Nicolas Beuglet

Juste, le synopsis :

«À quelques kilomètres d’Oslo, l’hôpital psychiatrique de Gaustad dresse sa masse sombre parmi les pins enneigés. Appelée sur place pour un suicide, l’inspectrice Sarah Geringën pressent d’emblée que rien ne concorde. Le patient 488, ainsi surnommé suivant les chiffres cicatrisés qu’il porte sur le front, s’est figé dans la mort, un cri muet aux lèvres — un cri de peur primale. Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va découvrir une vérité vertigineuse sur l’une des questions qui hante chacun d’entre nous : la vie après la mort… »

J’ai vraiment besoin d’en dire plus ? Le Cri, c’est LA grosse tarte que je me suis pris en pleine gueule. En terme de thriller, il y a tout ce que j’aime : enquête, hôpital psychiatrique, patient avec un numéro, mystère à gogo. Pourtant, Le Cri n’écule pas tous les clichés du genre. Au contraire, il joue avec, il les détourne, les amène beaucoup plus loin. Je ne dirai rien pour ne pas vous spoiler, mais vous n’êtes pas prêt aux révélations qu’il y a dans ce livre. C’est super ambitieux, ça va à 100 à l’heure, c’est twist de ouf sur twist de ouf. Le Cri, c’est ce qui se fait de mieux en thriller. Et en plus, Nicolas Beuglet est français. Qu’est-ce qui vous faut de plus ?

NUMERO 1 : Replay de Ken Grimwood

Sorti en 1986, Replay raconte l’histoire de Jeff Winston, homme issu de la classe moyenne américaine. Un beau jour, alors qu’i lest au téléphone avec sa femme et se dispute, Jeff meurt d’une crise cardiaque. Il se retrouve alors en 1963, âgé de 18 ans. Sauf qu’il se souvient de toute sa vie précédente, de qui va gagner le prochain derbi, de ce que sera Apple ou IBM,etc…

L’idée de base du livre, déjà, est géniale. Un mec qui, arrivé à 43 ans, revit sa vie en boucle. Avec cette pirouette scénaristique, Grimwood en profite surtout pour écrire une merveilleuse ode à la vie, aux choses que l’on aurait aimer faire et qui sont passées, aux souvenirs effacés. Replay, c’est 400 pages qui m’ont marqué au fer rouge, comme l’a pu faire le film Eternal Sunshine of the spotless mind. Si je prends ce film comme exemple, c’est que ces deux oeuvres offrent le même type de sentiment. Celui d’être face à une pièce artistique qui sait faire vibrer quelque chose en nous qui semble de l’ordre de l’intemporel. Une évidence à la fois mélancolique, mais pourtant apaisante. Lire Replay, c’est réapprendre, même pour quelques jours, à vivre intensément chaque petits bonheurs qui nous entourent. C’est réouvrir le champ des possibles. Replay, c’est la vie. Lisez le !

Voilà, j’aurai pu étaler la liste encore, mais je voulais vraiment vous parler des livres qui ont eu un fort impact en moi. Une année riche en lecture, et j’entame 2019 avec la lecture de la Horde du Contrevent d’Alain Damasio, quoi de mieux pour une nouvelle année ?

Et vous, c’est quoi les livres qui ont marqué votre année 2018 ?

Allez, soit pas timide, dis moi ça en commentaire.

Ah , au fait, j’ai sorti mon premier roman. ça s’appelle Le Dernier Héros, c’est un thriller polar avec un super-héros. Je te laisse avec la bande annonce, si t’es en panne d’idée lecture… 😀

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *